31 mai 2015

Démasqué

Un de nos fidèles lecteurs l'a détecté... Nous traversons en effet une période fort difficile et sommes contraints de recycler d'anciens messages (qui ont tout de même plus d'un an) afin de tenir une certaine ligne éditoriale.

Nous en sommes désolés et réfléchissons à plusieurs possibilités : parmi celles-ci, il y a l'arrêt de l'alimentation de ce blog, voire sa suppression pure et simple, la publication d'un livre ou... la reprise d'un rythme effréné d'activité avec de beaux nouveaux articles !

 

Il y a en effet encore beaucoup de matière.

 

Merci de votre soutien et de vos messages d'encouragement.

 

Paul

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26 mai 2015

Les armes fatales

Dans le Big il n'est pas possible de frapper à la porte d'un quelconque du Directeur du Personnel pour évoquer les tracasseries subies par notre hiérarchie. Dit sans langue de bois, il est impossible, en cas de harcèlement moral, de trouver un arbitre entre l'establishement et nous. La seule solution est de recourir à la voie légale et donc d'aller au clash. Il existe bien un associé en charge des RH mais frapper à sa porte sans l'aval de notre propre hiérarchie revient aussi à signer son arrêt de mort.

doudou

La seule arme laissée à l'initiative de l'employé est donc l'arrêt maladie, pour ceux qui veulent se battre ou sont réellement tombés malades à cause du système. L'autre «arme» nettement moins dangereuse est l'abandon simple de poste qui représente, au sein du Big, environ 1/3 des départs (chiffre colossal à rapprocher du tiers de démissions et du tiers de licenciements + ruptures).

19 mai 2015

Le type qui dit non

Il y a un autre consultant avec lequel je suis entré en concurrence. Etant arrivés à peu près en même temps et affectés au même projet, nous nous sommes rapprochés et serré les coudes sans que nous soyons vraiment amis. Il a fini par avoir du mal à cacher une sorte de jalousie chaque fois que j'étais plus en avant que lui : interventions dans les réunions, mis en valeur par un supérieur... Toute occasion était bonne pour qu’il reste dans une sorte de dénigrement maladif.

Je suis passé, le concernant, par toutes les étapes. D'abord étonné, je suis vite devenu énervé par son agitation contre moi alors qu'il me semblait que je lui avais donné toute ma sympathie malgré notre évident manque d'affinités. J'ai ensuite eu pitié de lui quand je me suis rendu compte qu'il n'avait pas vraiment sa place dans le Big – pire que moi - tant il commettait d'impairs au niveau de la communication en ouvrant trop la bouche.

Ce qui m'exaspérait le plus était lorsqu'il voulait avoir le dessus en toutes circonstances : les discussions s'enflammaient à cause de lui qui se plaçait dans une situation de contradiction. Une fois qu'il s'était rendu à l'évidence que sa contradiction était une erreur, il persistait en ajoutant des arguments indéfendables destinés uniquement à justifier sa postion.

Lors d'une réunion interne, un associé posa une question technique à laquelle je répondis. Il trancha ma réponse par un «non» sans appel et contradicteur, me coupant tous mes effets. J'ai laissé la suite se dérouler tout en cherchant sur Internet à prouver que j'avais raison et ai enfin pu le démontrer. Quelques minutes plus tard, il recommença. Excédé et du tac au tac, je lui répondis « au lieu de dire non, donne la solution », piètre rime énervée qui eut le don de faire rire tout le monde, sauf lui, ouf !

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12 mai 2015

Dehors les vieux !

(à lire au second degré, comme vous le savez depuis quelques temps, nous ne faisons que décrire ici des faits et tentons de dépeindre une atmosphère, une culture d’entreprise)

Je ne sais pas si mes collègues ont remarqué, mais il n'y a pratiquement pas de cheveux gris dans la boite. Tout d'abord parce que la pyramide des âges est complètement ratatinée : il n'y a que des jeunes, et les rares vieux n'ont, fort étrangement, pas de cheveux gris. Ceux qui osent arborer les cheveux gris sont soit des personnages très compétents qui ne craignent rien, soit des inconscients qui ont oublié de se faire soigner.

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Nous repérons très facilement les fous de cette dernière catégorie. C'est bien simple, il n'y en a pas un seul en temps normal ! Il y a parfois des arrivages bien frais, mais ils ne le restent jamais longtemps. J'ai assisté à une livraison d'une bande de vieux qui se sont vus déchargés dans nos bureaux comme les poulets qui découvrent un abattoir en pensant que c'est leur nouvelle villégiature... Ca piaillait, ne respectait rien, exigeait tout, se couchait avec le soleil en hiver mais pas en été. Bref, ils étaient différents parce que vieux, donc certainement un peu sourds et incapables de s'adapter à leur nouvel environnement.

Parmi eux, une bonne moitié de cheveux gris, et 100 pourcent de personnes beaucoup trop âgées pour leur grade. Et savez-vous lequels sont partis les premiers parce qu'ils ne pondaient pas assez d'oeufs ? Les cheveux gris !

Après, j'ai entendu dire qu'on avait perdu des compétences clés dont personne n'avait rien à f... auparavant.

C'est vrai, quoi, pas besoin de vieux pour nous apprendre le métier du conseil à la grand-papa, nous ce qu'on veut au BIG c'est rester jeunes entre nous, allez, dehors les vieux !

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05 mai 2015

La guerre homérique

Les réunions d'associés sont de véritables spectacles dignes de la Rome Antique, voire de la cour d'Attila, je présume, car je ne connais pas trop cette époque dont j'imagine d'extraordinaires pugilats entre barbares. Sous des airs polissés, ces gens sont bien de véritables brutes, c'est à dire qu'ils n'ont aucun respect pour leurs congénères et encore moins pour les êtres humains qui n'appartiennent pas à leur caste.

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J'ai assisté un jour à l'une de ces réunions de stratégie sur un compte client. J'ai très vite compris que je n'avais pas à prendre la parole si je n'y avais pas été invité, ma première intervention ayant été une catastrophe. Un associé a aussitôt réagi à ce que j'ai dit un peu vite et sans suffisamment d'explications. Heureusement qu'un de mes responsables est intervenu pour mieux présenter les choses. C'est à cette occasion que j'ai compris que chacun jouait son jeu : interventions posées et jamais d'un niveau trop opérationnel, sauf pour assigner une action qui ne lui reviendrait pas. En cas d'attaque, la jouer finement politique, c'est à dire par des chemins détournés. Bref, je n'ai rien compris de ce qu'ils se disaient et de ce qui en est sorti. J'en suis quitte avec un compte-rendu à rédiger, un mal de crâne à traiter et une liste de courses dont j'avais les intitulés mais pas le détail des actions (et dont je sus par la suite que ce n'était pas la peine de la suivre, sauf si l'on me relançait).

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