Il y a un mec qui s'est cru le plus fort avec hitler. Les salariés connaissent mal le DIF, ou droit à la formation individuelle. Il s'agit d'heures de crédit formation acquises tous les ans, à raison de 20 heures annuelles, qui s'accumulent dans une compte spécial. Les salariés commencent à le découvrir au travers des relevés annuels qui leur sont fournis. L'un d'entre eux a réalisé qu'il avait droit à 120 heures, correspondant à 6 ans d'ancienneté ou de cotisations.

Ce fameux compte est écrêté à partir de 120 heures, c'est à dire que, une fois le plafond atteint, les heures acquises et non utilisées sont perdues, tout simplement (au bénéfice de qui, on se demande). Le malin a donc décidé qu'il devait les utiliser et a demandé une formation d'anglais.

Car il faut dire qu’ici, le niveau d’anglais est réputé excellent mais qu’en pratique il n’est pas terrible. Lors des entretiens d’embauche, j’ai pu constater que le test maison est plutôt faible et que les seuils TOEIC demandés sont relativement bas. Bref, un salarié du Big sait se débrouiller en anglais mais il est loin d’être un cador. Cet élément de contexte est important. Nombre de salariés souhaitent « improver » leur anglishe mais la réputation de l’entreprise est telle qu’elle ne peut se résoudre à admettre une quelconque faiblesse dans ce domaine.

J’ai lu une réponse à appel d’offre rédigée en anglais par un partner où pullulaient les fautes grossières, du style « it make sense » au lieu de « it makes sense ».