Le cocktail qui suit laisse enfin place à la détente. hitler circule entre les consultants se bousculant pour quelques petits fours alors que le champagne coule à flots. Tout le monde se pousse pour lui laisser place et il en profite pour prendre des nouvelles des sujets chauds auprès des uns et des autres. Autant dire que s’il ne vient pas vous parler, c’est que vous êtes un blaireau qui ne traite aucun sujet important. Je me rappelle ma vaine heure de gloire quand il est venu me demander où en était une proposition commerciale. Comme un bon chienchien, je me suis mis à frétiller de la queue, fier de pouvoir me mettre en valeur.

Là, au milieu de tous ceux qui semblaient dominer le monde, je lui ai répondu que le chocoteux devait la relire et l’envoyer au client, mais que je n’avais pas de nouvelles. Il ne m’a pas laissé longtemps la possibilité de lui renifler de derrière et m’a aussitôt intimé l’ordre d’aller demander au chocoteux de se manier le derche pour éviter de laisser le client attendre indéfiniment la propale.

Sur ces mots il a tourné le dos sans aucune formule pour prendre congé et je suis reparti avec une délicate mission à accomplir.

Sympa le cocktail.