Oui, nous recyclons quelques vieux articles pour le moment (ils ont en moyenne été publiés il y a plus d'un an). Celui-ci date de janvier 2014.

 

Vous l'avez donc compris, il y a deux types d'humains dans le "Big" : les petits aspirants génies et les seuls, uniques, géniaux, fantastiques, les vrais dieux vivants. Bref, les associés du cabinet, ou "partners" en bons franchouillards imitateurs que nous sommes.

Cet être supérieur n'a de cesse de vous prouver que vous ne jouez pas dans la même cour que lui et qu'il tient son rang dans la mêlée de ses pairs. Il n'est pas obligé de vous dire bonjour, même s'il entre dans le même ascenseur que vous et vous bouscule pour que vous vous écrasiez dans un coin. Il peut vous accorder de lui serrer la main, mais uniquement pour vous décontenancer et pour que vous vous interrogiez longtemps quant à la raison de ce geste. Quand il ouvre la bouche, ce n'est pas pour dire une futilité. Péremptoire et sûr de lui dans l’affirmation comme dans le questionnement, il a la posture qui convient à son rang. Il est, de par son statut, obligé d'avoir un avis ou une réplique sur tout.

Ce n'est qu'en me remémorant la scène de la poignée de mains, le soir dans les transports après une journée riche en événements qui m'avait fait oublier cet impair, que je me suis demandé quels sont ces êtres humains qui peuvent se permettre de se croire tellement supérieurs qu'ils en viennent à imposer un code destiné à bien marquer cette diffférence qui les place dans un "monde d'au-dessus". Comment se fait-il qu'il puisse exister des êtres qui croient que leur simple position dans une hiérarchie asseoit définitivement leur supériorité sur tous les plans, y compris le côté humain ?

La réponse était devant mes yeux et allait progressivement se révéler à moi au cours de mon voyage initiatique chez eux : c'est justement parce qu'ils ne maitrisent nullement l'aspect humain que ces gens jouent ainsi.